L'élevage, c'est un métier qui faut faire quand on est passionné. Maintenant, je suis au bout du rouleau. Le nez au-dessus de sa garbure, Raymond Privat sent venir la fin. Comme cette génisse foudroyée par un mal incurable qu'il a vu grandir et qu'il a aimée. Il rentre seul les bêtes de la pâture. C'est lui qui regarde, au générique, s'éloigner lentement, sur Zhong Shan Lu, les spectateurs émus.
samedi 16 mai 2009
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)


2 commentaires:
J'ai eu un peu le même sentiment, un jour, en regardant Paycheck. Ben Affleck, l'oeil humide et bovin, considérant 92 millions de dollars disparaître peu à peu de son compte en banque et, par extension, les spectateurs, quitter la salle. C'était terriblement émouvant. Il est vrai que le film n'avait pas franchi la demi-heure.
... on est loin de la Chine, même insulaire!
Enregistrer un commentaire