samedi 14 mars 2009

Taipei Ka 台北咖 3

Sui-Lai Liu, passionné d'art et de littérature, ouvre le Boléro en 1934. Il expose des artistes, convoque des journalistes et des marchands d'art. En un mot, il avant-gardise Dadaocheng. San -lang Yang, Cheng-Po Tan, Sheu-hu Guo, Ji-Chun Liao, des huiles au royaume des peintres, firent feu de tout bois. La conjoncture est favorable à son essor critique et esthétique. Les journalistes trempent leur plume surréelle dans la plaie jusqu'à ce que le 2-28 mette un terme à ce souffle Dadaochiste.

Désormais, le Boléro, comme la place du tertre, n'est plus qu'un musée terne, la trace d'une splendeur qui n'émerveillent plus que de riches paléontologues. Et ce n'est pas le nouveau patron, persuadé que son décor années 70 est de style typiquement espagnol, qui va faire revivre l'ancien volcan. 

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